Quelques livres lus en 2018

21 février 2019lecture, livre

Deux mois en retard, j’ai fait le tour des livres que j’ai lus en 2019. J’en ai déjà recommandé plusieurs autour de moi et, en parcourant mes lectures de ces derniers mois, j’en ai vu d’autres dont je n’ai jamais parlé mais qui étaient tout aussi intéressants. Voici donc quelques livres que j’ai lus en 2018 et que je recommande.

Couverture du livre 'why we sleep'

Why we sleep — Matthew Walker

Pour commencer, Why we sleep est un livre très intéressant sur le sommeil (j’avais écrit un article à ce sujet il y a un moment, d’ailleurs). Le sommeil est un sujet souvent mal connu, je recommande vivement la lecture de ce livre.

Comment ça marche, dormir ? Pourquoi a-t-on besoin de dormir ? A-t-on vraiment besoin de dormir ? Dans notre société où tout le monde est fatigué, ne devrait-on pas prendre le temps de dormir plus ? Est-ce qu’interdire de conduire en étant fatigué ne réduirait pas le nombre d’accidents ? Pourquoi nos aînés se lèvent-ils tôt et font une sieste, alors que nos enfants n’arrivent pas à se lever pour être à l’école à 8h ?

Couverture du livre 'Genghis Khan and the Making of the Modern World'

Genghis Khan and the Making of the Modern World — Jack Weatherford

Je n’ai pas de souvenir de cours d’histoire parlant de cette partie du monde au lycée… Alors qu’elle n’est pas moins intéressante que celle d’Europe ! Genghis Khan and the Making of the Modern World est agréable, se lit presque comme une histoire et raconte l’histoire de terres lointaines et de personnages inconnus.

Couverture du livre 'L'obsession du service client — Les secrets d'une start-up qui a tout misé sur l'expérience client'

L'obsession du service client — Les secrets d'une start-up qui a tout misé sur l'expérience client — Jonathan Lefèvre

Si seulement plus d’entreprises pouvaient suivre les indications données dans L’obsession du service client. Si seulement le support client n’était pas considéré comme un centre de coûts mais comme une source de richesse et d’échanges… Votre entreprise est en contact avec des clients ? Lisez ce livre et faites-le lire à vos collègues !

Couverture du livre 'Bad Blood: Secrets and Lies in a Silicon Valley Startup'

Bad Blood: Secrets and Lies in a Silicon Valley Startup — John Carreyrou

J’avais entendu parler de Theranos, cette startup dont les promesses devaient révolutioner l’analyse médicale, dont la valorisation avait atteint des sommets… Et qui s’est écroulée en ayant à peine un prototype dysfonctionnel… Mais à ce point ? Whoa ! L’histoire est à la limite de l’incroyable, Bad Blood se lit très bien, presque comme un roman. Je l’ai dévoré en moins d’un week-end !

Couverture du livre 'The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger'

The Box: How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger — Marc Levinson

Je suis arrivé jusqu’à ce livre, un peu éloigné de mes centres d’intérêts supposés/habituels, via une liste de livres recommandés par Bill Gates. The Box raconte l’histoire des conteneurs. Pas conteneurs Docker comme j’en manipule tous les jours au boulot, mais conteneurs pour le transport de marchandises. Ceux qu’on voit en photos de fond de slides pendant les conférences à propos de Docker. Incroyable, l’effet d’une invention ! Et ce livre se lit lui aussi très bien.

Couverture du livre 'Superintelligence: Paths, Dangers, Strategies'

Superintelligence: Paths, Dangers, Strategies — Nick Bostrom

Pour finir : Superintelligence, autour de l’intelligence artificielle et des opportunités et dangers qu’elle peut représenter. Un peu long et quelques passages un peu difficiles, mais le sujet est néanmoins intéressant. Dans le même domaine, j’avais beaucoup aimé Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence (Max Tegmark), lu en 2017.

En 2018, j’ai passé plus de temps à lire que je ne l’avais fait sur les dix années précédentes. J’en ai profité pour renouer avec d’autres genres et lire aussi des livres moins sérieux. Par exemple, j’ai lu en 2018 plusieurs livres de science-fiction, dont A Deepness in the Sky (Vernor Vinge) et Children of Time (Adrian Tchaikovsky). Dans un autre domaine, Total Recall: My Unbelievably True Life Story, la biographie de Arnold Schwarzenegger, était aussi très sympa. Et The Cuckoo’s Egg: Tracking a Spy Through the Maze of Computer Espionage (Cliff Stoll) jouait le jeu d’un roman d’espionnage !

Bilan de l’année ? Quand on passe du temps à lire, ce que je n’avais pas tellement fait depuis que j’ai une connexion Internet illimitée, on lit plus de livres… Et on a des chances de tomber sur des livres intéressants et agréables ! À poursuivre sur 2019 ;-)


Speaker : arrêtez avec cet horrible « pour ceux qui ne connaissent pas » !

13 février 2018speaker, conference, humeur

Je n’en peux plus d’entendre ces quelques phrases :

Un outil pour vous simplifier la vie dans cette situation serait technotruc.
Pour ceux qui ne connaissent pas : technotruc, c’est un service qui agrège toutes les données depuis X et Y pour vous présenter un rapport lisible et simple à comprendre.

Si je connais déjà technotruc, cette phrase ne m’apporte aucune information utile. Son résultat est globalement neutre, tant qu’elle reste courte.

Par contre, si je ne connais pas technotruc, lorsque j’entends ce « pour ceux qui ne connaitraient pas », je me sens coupable. Coupable de ne pas connaitre ce truc, qui est tellement génial qu’il est évident que je devrais le connaitre. Et je me demande combien d’autres personnes dans la salle ressentent ce malaise, combien d’autres personnes sont coupables de ne pas connaitre. Et combien connaissent. Et à quel point je suis à la ramasse, moi qui ne connais pas.

Bien sûr, je ne peux pas tout connaitre et je suis venu assister à cette présentation pour apprendre des choses. Je ferais donc mieux de noter le nom de cet outil, au lieu de culpabiliser et de me poser toutes ces questions… Mais cette réflexion n’est jamais immédiate et passe toujours après ce sentiment de culpabilité.


Alors, est-ce que nous, speakers, ne pourrions pas reformuler ces quelques phrases ? Ne pourrions-nous pas éviter ce côté négatif qui s’insinue dans notre message ? Il suffirait de supprimer quelques mots, après tout :

Un outil pour vous simplifier la vie dans cette situation serait technotruc.
C’est un service qui agrège toutes les données depuis X et Y pour vous présenter un rapport lisible et simple à comprendre.

Nous pourrions même être résolument positif et assumer pleinement notre pensée et notre enthousiasme :

Un outil pour vous simplifier la vie dans cette situation est technotruc.
C’est un service qui agrège toutes les données depuis X et Y pour nous présenter un rapport lisible et simple à comprendre.
Je l’ai découvert il y a quelques mois, il est très sympa et m’est très utile. Je vous le conseille vivement.

Avec cette troisième formulation, vous transmettez un message constructif, positif. Je suis prêt à parier qu’il passera alors bien mieux auprès de votre public, qui ne se sentira pas coupable de ne pas connaitre. Ceux qui connaissaient déjà seront content de voir que vous approuvez leur choix. Et ceux qui ne connaissaient pas encore repartirons avec un retour d’expérience et un conseil à appliquer dès leur retour au boulot.


Alors, vous comme moi, supprimons cet horrible « pour ceux qui ne connaissent pas » de nos présentations !


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !


Un carnet pour noter ses mots de passe. Une idée de cadeau de Noël ?

10 décembre 2017securité, noel

Plusieurs fois par an, souvent à l’approche de Noël, je vois passer des tweets comme celui-ci (voici quelques autres exemples) :

Tweet de @manu_thy

Ces tweets sont étonnés ou effrayés, ou énervés, ou un peu moqueurs. Je ne jette pas la pierre à leurs autrices et auteurs, qui pensent sans doute – et à raison – que noter des mots de passe dans un calepin, ce n’est pas très sécurisé. Je me suis moi-même esclaffé plusieurs fois à la vue d’accessoires de ce types, j’avoue1.


Quand nous parlons de mots de passe à notre entourage ou aux utilisateurs de nos applications, nous rappelons souvent qu’il faut éviter d’utiliser le même mot de passe sur plusieurs services2. Et nous leur disons aussi que chacun des mots de passe choisis doit être solide.

En effet :

  • Utiliser le même mot de passe sur plusieurs services, c’est s’exposer à ce que tous ces comptes soient vulnérables dès que l’un d’entre eux se fait pirater. Ou quand la base de données d’un site stockant ses mots de passe de manière non sécurisée fuite sur Intenet. Ca arrive. Souvent.
  • Des mots de passe hyper-simples (et on sait que c’est utilisé, tellement souvent !), ça ne protège pas du tout. À quoi sert un mot de passe que n’importe qui peut deviner en quelques minutes ? Et un pirate peut essayer jusqu’à des centaines de milliers de mots de passe par minute !
  • Enfin, n’oublions pas que certains comptes (comme votre messagerie) donnent accès à plein d’autres (ne serait-ce que par le biais de la fonctionnalité « mot de passe oublié » qui déclenche souvent l’envoi d’un mail). Il est donc primordial de les sécuriser efficacement.

Reste qu’un mot de passe robuste et différent pour chaque site, c’est bien galère à retenir – alors que c’est le mieux pour la sécurité. Finalement, pour pouvoir retenir des dizaines de mots de passe différents et solides, il est indispensable de les écrire quelque part.


Quelques idées de solutions ?

  • Un fichier texte sur le bureau du PC ? Ce n’est pas tout à fait bien sécurisé : si le PC est « hacké », les mots de passe en clair dans un fichier simplement accessible… Pas terrible !
  • Un gestionnaire de mots de passe avec un mot de passe maitre complexe (c’est ce que j’utilise) : oui, c’est l’idéal. Reste à prendre en compte des problèmes éventuels comme la synchronisation entre plusieurs machines ou l’oubli du mot de passe maitre. Et, non, l’utilisateur moyen n’utilisera pas un outil dans le cloud ou payant.
  • Des post-its autour de l’écran ? Ils vont se décoller (vous avez essayé des post-it qui restent collés pendant des années ?), vous allez les perdre, ce n’est pas une solution adaptée si on a un laptop dont on ferme l’écran, vous aurez du mal à les emporter en vacances avec l’ordinateur, …


Alors, finalement, un carnet dans lequel noter les mots de passe, ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée ?

Et puis, en cherchant un peu, on trouve plein de possibilités \o/


Je vois au moins deux avantages à utiliser un carnet pour noter les mots de passe :

  • Avoir des mots de passe complexes est plus facile que si vous devez les mémoriser.
  • Et cette approche vous permet de retenir plus de mots de passe différents – peut-être même jusqu’à un par site ou application ?

En fait : ces deux points correspondent exactement aux recommandations que l’on fait régulièrement à notre entourage, non ?


Et le risque, c’est quoi ? Qu’un cambrioleur vienne chez vous pour voler votre carnet de mots de passe ?

Sérieusement, il y a plus de chances qu’il reparte avec votre iphone ou votre TV ou votre ordinateur, ou votre boite à bijoux, ou même votre album de pièces ou de timbres de collection3 !

Et si quelqu’un souhaite vous attaquer vous spécifiquement, il y a plus de chances qu’il passe par un peu d’ingénierie sociale que par un cambriolage à la recherche de votre carnet.


Alors, pourquoi se moquer de ces carnets faits pour noter ses mots de passe ? Je ne suis pas le seul à penser qu’ils sont, pour de nombreuses personnes, une approche qui n’est pas à exclure :

Tweet de @flyosity

Je suis d’accord, un carnet est moins sécurisé qu’un véritable gestionnaire de mots de passe avec stockage chiffré, si vous pouvez en utiliser un. Mais pour 80% des gens autour de nous, je suis convaincu que c’est plus facile à utiliser et que ça les aiderait à sécuriser leurs mots de passe – un peu plus que ce qu’ils font aujourd’hui !


D’ailleurs… Avant de savoir ce qu’était un gestionnaire de mots de passe et de commencer à en utiliser un, j’ai pendant plusieurs années moi-même noté tous mes mots de passe sur une feuille de papier, soigneusement rangée dans un placard – et c’était infiniment plus sûr que le mot de passe simple que j’utilisais partout auparavant !

Du coup, pour conclure : qu’offrez-vous à vos proches pour Noël ?



  1. Se moquer ou critiquer, c’est facile. Comprendre pourquoi ça l’est moins. Admettre que forcer nos utilisateurs à créer et mémoriser des dizaines de mots de passe est peu sympathique est encore plus difficile. Et inventer et mettre en place une meilleure solution, je n’en parle même pas ! [return]
  2. De la sorte, si un service se fait syphonner sa base de données, mots de passe (mal-protégés) inclus, les pirates ne pourront pas juste ré-utiliser ces informations pour accéder à un compte sur d’autres services. [return]
  3. C’est arrivé il y a quelques semaines dans le village où habitent mes parents : une maison un peu isolée a été cambriolée, les albums de timbres de collection sont une des seules choses avec lesquelles sont repartis les voleurs. [return]

Speaker : mais je n'ai rien à dire…

26 septembre 2017speaker, conference

Vous avez des choses à dire !

Voici quelques mots que j’ai déjà écrits il y a quelques mois :

Vous pensez n’avoir rien à dire ? Je suis convaincu que c’est faux ! Si vous êtes en train de lire ce post, c’est que vous êtes curieuse ou curieux, que vous aimez ce que vous faites et j’ai donc du mal à croire que ne fassiez rien d’intéressant !

Je suis conférencier une ou deux fois par an depuis bientôt dix ans, je participe à l’organisation de l’AFUP Lyon et je parle souvent avec des gens qui me disent qu’ils aimeraient bien donner une conférence, mais qu’ils n’ont pas d’idée.

J’aime donner des conférences et partager du savoir. Mais ça ne m’empêche pas de me retrouver régulièrement en mode « qu’est-ce que je pourrais bien dire ?>>. Voici quelques pistes.

Une idée ? Notez-là !

Je souhaite cuisiner un plat de lasagnes pour ce weekend. Je veux mettre une couche de béchamel sur mes lasagnes. « Je dois acheter du lait !>>1. Je rentre le soir avec mon sac de courses. Je n’ai pas acheté de lait.

Je suis capable d’oublier d’acheter du lait alors que je parcourais ma recette une demi-heure plus tôt. Dans six mois, au moment de répondre au CfP, j’aurai oublié la super idée de conf à laquelle je viens de penser !

Sérieusement, on a tous autre chose à penser. Donc, notez les idées qui vous passent par la tête !

Réfléchissez avec vos collègues

Les conférences auxquelles je participe offrent l’entrée aux speakers, voire payent leur déplacement et leur hébergement. Autant de dépenses pour lesquelles vous n’aurez pas à soumettre de note de frais. 40 minutes sur scène à parler de ce que votre équipe fait tous les jours, c’est un très bon moyen de montrer que votre entreprise fait des trucs cools et de donner envie à quelques membres du public de la rejoindre !

Bloquez une demi-journée avec tous vos collègues2, collez-vous dans une salle de réunion3 et posez-vous des questions :

  • Cette année, sur quels projets avons-nous bossé ? Lesquels étaient cool techniquement ? Ou ont apporté de la valeur à notre équipe ? Ou à l’entreprise ?
  • Quels problèmes avions-nous il y a deux ans ? En avons-nous réglé un ? Comment nous y sommes-nous pris ?
  • Avons-nous utilisé un nouveau quelque chose pour un de nos projets cette année ? Avons-nous rencontré des difficultés particulières ? Pourrions-nous aider d’autres équipes à les éviter ?
  • Nous utilisons tel outil depuis maintenant deux ans. Quel retour d’expérience pouvons-nous partager ?

Objectif : arriver toutes et tous à un ou deux sujet(s). Ça peut être des idées de conférences courtes, de conférences longues, d’ateliers. Ça peut être en solo ou en duo. Ça peut être ciblé pour un évènement ou pour un autre. Mais allez jusqu’à des sujets prêts, qu’il ne reste plus qu’à soumettre en réponse aux différents CfP lorsqu’ils seront ouverts. Vous pouvez aussi noter des pistes de sujets pour l’année suivante, quand vous aurez acquis plus d’expérience sur certains points !

Sur les quatre dernières années, nous avons suivi cette approche deux fois avec mes collègues chez TEA. À chaque fois, nous avons toutes et tous4 donné au moins une conférence à Paris Web ou à Sud Web, au Mix-IT, au Forum PHP ou au PHP Tour.

Discutez avec d’autres développeurs !

Appliquez cette approche ailleurs qu’au bureau !

Vous allez à des meetup de temps en temps ? Vous profitez de l’occasion pour discuter avec les intervenants ou d’autres membres du public après la présentation ? Parlez de ce que vous faites au bureau, de ce que vous faites en projets perso, ou de R&D. Si les personnes en face de vous ont l’air intéressées, peut-être que d’autres le seront également ;-)

Sollicitez l’avis des organisateurs5, y compris sur des évènements locaux : ils ont l’habitude de voir passer des sujets de conférences, ils cherchent souvent des speakers et ils se connaissent les uns les autres ;-)

Lorsque vous participez à des discussions sur Twitter, même chose : si vous savez répondre à quelques interrogations, vous pourriez peut-être aussi partager avec d’autres membres de votre communauté ? Sauter de la conversation Twitter à une conférence est un grand pas, OK, certes. Commencez par un article de blog, alors ! Ça vous poussera à fouiller plus profondément dans le sujet, c’est un premier pas moins effrayant et vous participerez tout de même au partage de la connaissance6.

Tenez à jour votre liste de sujets

Préparer une réponse à un CfP peut demander plusieurs heures, même pour un seul sujet ! Si le CfP se termine ce soir et que vous ne vous réveillez que maintenant, ça peut être compliqué – et, encore une fois, vous penserez « boah, allez, l’année prochaine ».

Pour m’aider, j’ai un document qui liste des idées de sujets. Pour certains, je n’ai qu’un titre provisoire. Pour d’autres, j’ai un ensemble d’idées dont j’aimerais parler. J’ai aussi des notes pour quelques sujets classés « pas prêt » sur lesquels je repasse de temps en temps pour voir si je peux les approfondir. Pour les derniers, j’ai une réponse prête, que j’aurai qu’à affiner pour répondre aux attentes et spécificités d’un évènement ou d’un autre.

En parcourant ce document, que je fais vivre depuis maintenant trois ou quatre ans, je note qu’il contient :

  • 6 sujets déjà présentés (une ou plusieurs fois, dans un format ou un autre) ;
  • 5 sujets prêts et déjà proposés ;
  • 3 sujets prêts, mais jamais proposés ;
  • 5 sujets dont je n’ai qu’une idée de titre ou « pas prêt ».

Certains de ces sujets sont en français, d’autres en anglais. Ils existent parfois dans les deux langues. Et ce document vit : je repasse régulièrement sur quelques sujets pour les affiner, j’en ajoute d’autres, j’en supprime certains… Et, systématiquement, je m’assurerai qu’un sujet colle avec le contexte d’un évènement avant de le poster en réponse à un CfP !

Ce document contient également ma bio à jour7, en anglais et en français, ainsi qu’un paragraphe d’informations complémentaires. Elle vit elle aussi depuis plusieurs années, et l’avoir sous la main permet de gagner pas mal de temps lorsque j’en ai besoin ^^.


Je peux comprendre que ne souhaitiez ou puissiez pas passer des dizaines d’heures à préparer une conférence. Mais, puisque j’ai commencé cet article en me répétant, je vais finir en me répétant à nouveau : vous avez des choses à dire !


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Je ne bois pas de lait et n’en ai donc pas en réserve chez moi. Quand je souhaite en utiliser, je dois donc penser à en acheter. [return]
  2. En fonction de votre entreprise, ça peut être les membres de votre équipe technique. Incluant ou non les manageurs (mais il peut être bon de leur communiquer les sujets avant de les soumettre). Peut-être même voudrez-vous inclure des personnes moins techniques à votre réflexion ? [return]
  3. Vous pouvez aller au café du coin ou vous poser dans la pelouse sous un arbre ;-). L’idée est d’être au calme, de ne pas être interrompu pendant que vous réfléchissez et de pouvoir construire vos sujets, peut-être en itérant dessus plusieurs fois. [return]
  4. Celles et ceux qui souhaitaient donner au moins une conférence – c’est-à-dire la quasi-totalité de l’équipe technique. Ça peut être différent chez vous, bien sûr. [return]
  5. Je l’ai déjà dit et redit : les orgas sont vos amis ! [return]
  6. Et qui sait ? Une fois que vous aurez écrit quelques articles de blog, vous en saurez plus sur votre sujet. Vous aurez alors peut-être suffisamment de matériel et de confiance en vous pour passer à une autre forme de partage ? Ou peut-être que quelqu’un qui aura appris de vos articles vous poussera à vous lancer ? En fait, c’est exactement comme ça que j’ai été poussé à donner ma première conférence ! [return]
  7. Comme pour les sujets de conférences, je retouche généralement légèrement ma bio à chaque utilisation, en fonction de l’événement et des sujets que je présenterai peut-être. Mais, au besoin, je peux toujours rapidement envoyer la version courante. [return]

Speaker : à qui offrir des livres à la fin de ma conférence ?

19 septembre 2017speaker, conference

Depuis que j’ai coécrit le livre « PHP 7 avancé », j’en ai plusieurs fois offert à des membres du public, à la fin de conférences. Sur d’autres évènements1, les organisateurs demandent au speaker de choisir à qui donner les quelques livres qu’ils ont à distribuer.

La première fois, j’ai fait comme tout le monde : j’ai donné les deux ou trois livres que j’avais aux personnes qui avaient posé les meilleures questions. Ainsi, un exemplaire est allé à Thomas qui a commencé sa question par « je suis l’auteur d’un des articles de blog dont vous avez parlé pendant la conf »2.


Mais, après coup, j’ai réalisé que d’autres personnes dans la salle auraient pu apprendre plus que lui de notre livre. Par la suite, je me suis souvenu de ce que j’ai écrit dans mon article « la séance de questions / réponses » :

Parler en public est difficile et n’est pas naturel. Poser une question, c’est prendre la parole devant plusieurs dizaines ou centaines de personnes. Ceux qui ont des questions intéressantes n’osent donc souvent pas les poser.

Les fois suivantes, je n’ai pas donné de livre en fonction des questions.

À la place, j’ai choisi deux autres approches :

  • À l’entrée de la salle, j’ai donné un numéro à chaque visiteur3. À la fin de ma présentation, j’ai tiré au sort un de ces numéros et j’ai donné un livre à la personne correspondant.
  • Pour les livres suivants, j’ai demandé aux étudiants présents dans la salle de lever la main et j’ai donné un livre à chaque groupe de mains levées, considérant que chaque groupe devait venir d’une école différente4.

La première approche a plusieurs avantages : distribution aléatoire (pas de risque de choisir quelqu’un que je connais), un peu de côté fun du tirage au sort, pas de discrimination. J’ai à chaque fois précisé que je souhaitais que mon livre serve et soit lu et qu’il ne fallait pas hésiter à le partager avec des collègues au bureau. Mais cette approche ne garantit pas que le livre parte à quelqu’un qui apprendra des choses5.

La seconde approche est carrément discriminante : je sélectionne un sous-ensemble précis du public (les étudiants) et je retiens ensuite une personne (je n’y ai pas réellement réfléchi, mais je pense que je choisis quelqu’un qui croise mon regard). Mais j’assume mon choix : je suis le speaker, j’ai le droit6 de choisir à qui je donne le livre qui m’a été confié. Encore plus quand j’en suis coauteur.


Alors, si vous êtes bientôt conférencière ou conférencier, vient le moment de m’excuser, parce que je vais vous demander encore une chose de plus…

Si vous distribuez des livres à la fin de votre conférence, pensez à qui ils apporteront le plus, demandez-vous à qui vous allez les donner ;-)


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. J’ai déjà vu cela au Forum PHP et au PHP Tour organisés par l’AFUP : il est fréquent que des éditeurs donnent quelques exemplaires pour le public, cela fait de la publicité. [return]
  2. Son article à propos de la migration vers PHP 7 de Dailymotion était très intéressant et nous avons longuement discuté ensuite. [return]
  3. Je l’ai déjà dit : les orgas sont vos amis ! Une fois, les orgas avaient imprimé des badges pour chacun et je leur ai demandé de m’aider à écrire des numéros derrière. Une autre fois, ils ont accepté de tenir un registre à l’entrée de la salle, en inscrivant le nom de chaque personne qui entrait en face de son numéro d’ordre. [return]
  4. En discutant avec plusieurs étudiants lors de l’apéro qui a suivi cette conférence, ils me l’ont confirmé. [return]
  5. Si Julien, Cyril et moi avons passé un an à bosser sur un livre, c’est pour que nos lecteurs apprennent quelque chose ! Et un livre de presque 700 pages demande un peu de temps pour se plonger dans sa lecture ;-) [return]
  6. J’ai le droit… Ou je le prends. Encourager des étudiants me semble être bien. Et en généralisant outrageusement à partir de mon expérience, je me dis qu’un étudiant ou une étudiante a moins de moyens pour s’acheter un livre que quelqu’un qui bosse et qui pourrait en plus se le faire payer par son entreprise ! [return]