Speaker : le jour J !

21 mars 2017 speaker, conference

Voici enfin venu le jour J !

Vous avez préparé pendant des semaines ou des mois, vous avez répété plusieurs fois, vous êtes sur place, votre matériel est prêt… Il reste juste à parler !


Quelques cas de figure :

  • Passer le premier jour : le meilleur cas possible pour moi ! Une fois ma conférence donnée, je peux me détendre et profiter plus sereinement de la suite de l’évènement. J’ai aussi plus de temps pour discuter avec les visiteurs ou répondre à des questions suite à ma présentation.
  • Un matin : dans la même veine, je profite mieux de l’après-midi si j’ai déjà donné mon talk.
  • Le second matin : après une soirée communautaire ? Pas toujours facile de réveiller le public ! Veillez à abréger les festivités, pour être en forme !
  • Dernière demi-journée : dommage, vous allez penser à votre conférence pendant toute la durée de l’évènement ^^

En fait, vous aurez rarement le choix du moment où vous donnez votre conférence, qui s’inscrit dans un programme défini par l’équipe d’organisation. À vous de vous adapter !


Avant l’évènement, j’ai exporté mes slides et autres supports vers une clé USB. Je garde celle-ci dans ma poche — et pas dans le sac de mon PC. Cela peut servir si ma machine tombe en panne au mauvais moment ou si je l’égare1.


Le jour où vous présentez votre sujet, vous serez stressé.

Le niveau de stress varie selon les personnes, mais il ne sera probablement pas nul, en particulier si c’est votre première fois2 ! Et j’ai envie de dire que c’est normal : notre éducation nous a rarement encouragés à prendre la parole en public.

Ce stress se manifeste différemment chez chacun. Voici quelques possibilités :

  • Vous pouvez être réveillé de bon matin — ça m’arrive3 quand ma conférence est en début de journée. En prévision : couchez-vous tôt la veille au soir, pour être suffisamment reposé quoi qu’il arrive !
  • Vous aurez peut-être subitement la bouche complètement sèche. Difficile de parler dans ces conditions. Ayez une bouteille d’eau à proximité4 !

Au risque d’avoir l’air un peu bête aussi : le stress5 peut jouer sur la vessie ou sur le système digestif. Allez aux toilettes avant votre présentation !


Alors que le stress commence à monter, il m’arrive de sauter la session qui précède la mienne. J’en profite pour m’isoler et bénéficier d’un peu de calme6 ou pour discuter avec quelques personnes7. Puisque quasiment tout le public assiste à la conférence en cours, c’est un bon moment pour faire le tour des sponsors.

Vous êtes le mieux placé pour connaitre vos besoins, mais selon : mangez peut-être un bout (mais pas trop !) une ou deux heures avant votre tour sur scène, pour éviter de vous retrouver à court d’énergie en plein milieu de votre présentation ;-)

Enfin, pour les drogués, sachez où vous en êtes de votre consommation de caféine (idem pour les fumeurs, j’imagine), pour éviter le crash pendant que vous présentez… Même si l’adrénaline donne un coup de boost salvateur.


Le moment de passer sur scène approche ! Voici quelques étapes préparatoires que je reproduis quasi systématiquement :

  • Sur mon PC, je ferme tout, sauf ce dont j’ai besoin pour présenter. Je vise à éviter toute notification qui ne devrait pas s’afficher et cela fera autant de programmes qui ne viendront pas ralentir ma machine ou manger de l’autonomie.
  • Je bascule en mode avion, quand je n’ai pas besoin d’accès Internet pour ma présentation. Là aussi, j’économise de la batterie. Cela réduit également les risques qu’un truc essaye de se mettre à jour ou qu’une notification s’affiche.
  • Je conserve à proximité : télécommande sans fil, adaptateur VGA — j’ai parlé plus longuement du matériel il y a quelques jours.

Je sais combien de temps mon ordinateur tient sur batterie dans des conditions de présentation8. Je sais donc si j’ai ou non besoin de le brancher au secteur. Et je tâche d’arriver avec une batterie pleine.


Lorsque vient le moment de vous installer — en avance, si la salle est libre :

  • Si vous le pouvez et sauf si vous avez au moins le double du nécessaire sur batterie, branchez votre PC au secteur
  • Connectez votre machine au projecteur. Vérifiez que l’écran s’affiche en entier, avec un ratio et une résolution acceptables, que la captation vidéo9 fonctionne.
  • Si vous avez besoin de son pour votre présentation10 : faites les branchements, un test pour vérifier le volume (vous aurez donc prévu un extrait spécialement pour) et le bon fonctionnement de la captation audio.
  • Débarassez-vous de tous vos accessoires et stockez-les dans le sac de votre ordinateur11 : portefeuille qui prend de la place dans la poche, montre qui brille sous les projecteurs, téléphone qui peut vibrer et/ou causer des interférences avec le micro, tour de cou / collier / chaine qui risqueraient de venir taper dans le micro, porte-clé ou pièces qui font gling-gling quand vous marchez…


Enfin, le feu des projecteurs ! Tous les regards sont tournés vers vous ! Ça y est : le moment de parler !

Avant d’attaquer, je respire un grand coup. Et j’essaye ensuite d’appliquer les principes suivants :

  • Parler à haute voix, en articulant.
  • Parler assez lentement12 pour être compris par le public : je connais mon sujet, mais les personnes qui m’écoutent auront besoin de réfléchir en même temps qu’elles écoutent.
  • Je tâche de ne pas donner plus d’informations que prévu lors des répétitions. Sinon, je dépasserai le temps qui m’est alloué et je ne pourrai pas finir ma présentation !

Par rapport à mes slides et au contenu de ma conférence :

  • Je regarde mes slides le moins possible. Si je regarde l’écran derrière moi, je tourne le dos au public et c’est désagréable pour l’assemblée ! Au maximum, je vérifie occasionnellement que le bon slide est affiché, que le bouton « slide suivant » de ma télécommande a bien fonctionné.
  • Je veille à ne pas lire mes slides — sauf pour des définitions très précises : les membres du public voient ce qui est affiché et n’ont pas besoin que quelqu’un leur prononce. Par contre, ils écouteront des informations et explications allant plus loin que ce qui est projeté ! Des slides qui ne contiennent que très peu de texte aident fortement, sur cet aspect.
  • Je ne lis pas les notes du présentateur affichées sur mon PC : je connais le sujet et n’ai pas besoin de ce support.

Et si j’oublie de donner une information ? Tant pis ! Je suis le seul à le savoir et l’audience ne se rendra pas compte que j’avais prévu, lors des répétitions, de dire quelque chose de plus !

Enfin, si je dis une bêtise ou si je bafouille un instant… Le public ne s’en est pas forcément aperçu et me pardonnera. Au pire, je fais une pause, je respire un grand coup, j’attends cinq secondes pour me calmer. Et ça repart !

Et je bois régulièrement une gorgée d’eau, pour m’humidifier la bouche — cela aide à parler plus clairement. Je bois généralement à la fin de chaque partie de ma conférence : cette petite pause accentue l’idée que j’ai fini de traiter un sujet et que je vais en attaquer un autre. Elle permet également à l’audience de réfléchir quelques secondes sur ce que je viens de présenter et aide à mentalement tourner la page.


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Je n’ai encore jamais perdu de PC en conférence. Mais sous l’effet du stress, j’ai déjà vu des gens oublier momentanément où ils avaient mis leur sac. Le risque de vol est généralement faible, mais c’est arrivé sur certains évènements. 

  2. Prendre la parole en public n’est toujours pas naturel pour moi, même si je le fais régulièrement depuis bien 10 ans — et je ressens encore du stress avant, à chaque fois. Je le masque un peu mieux avec l’expérience et je sais que ça se passera bien, mais je ne suis pas détendu pour autant ! 

  3. Je suis parfois réveillé vers 4h30 ou 5h quand ma conférence est le matin… Et quasi impossible de retrouver le sommeil, ou je dors de toute manière ensuite très mal. 

  4. Pas trop proche de l’ordinateur ni du projecteur, la bouteille d’eau : avec le stress, vous pourriez rater un mouvement et la renverser. J’aime poser la mienne par terre ou sur une autre table. 

  5. Même indépendamment du stress, vous ne voulez pas être sur scène pendant une demi-heure en devant retenir votre vessie. Ce n’est pas drôle, croyez-moi — et vous aurez bien assez d’autres préoccupations comme ça ! 

  6. S’isoler n’est pas forcément une approche qui réussit à tout le monde. Chez certains, cela peut surtout vous donner l’occasion de vous poser plein de questions et de remettre la moitié de votre discours en cause — et ce n’est vraiment pas le moment ! 

  7. Discuter peut aider à penser à autre chose. Ça fait du bien, juste avant de se lancer ! 

  8. Avec un écran externe branché (ça peut jouer sur la carte graphique utilisée), avec une télécommande (donc ondes radio), en mode avion si possible… 

  9. S’il y a captation vidéo de votre conférence, un organisateur sera souvent présent pour s’en occuper. Il est là pour vous aider ;-) 

  10. Aujourd’hui, peu de présentations nécessitent un système audio. Si c’est le cas de la vôtre, vérifiez avec les organisateurs, avant l’évènement, qu’ils pourront vous fournir le matériel requis et/ou que la salle est équipée. 

  11. Le sac de votre ordinateur restera généralement à proximité de la scène. Vous pouvez donc y placer des objets de valeur. 

  12. Je sais que je parle assez vite et que le stress me fait accélérer, donc je tâche de faire tout particulièrement attention à mon rythme de parole. 

Speaker : les orgas sont vos amis !

16 mars 2017 speaker, conference

Avant, pendant et après votre conférence, les organisateurs et organisatrices sont là pour que tout de passent bien — et cela signifie, entre autres, vous aider !


Pour une conférence de deux jours, un public de plusieurs centaines de personnes, deux ou trois tracks en parallèle et plusieurs dizaines de présentations par autant de speakers, le travail commence bien souvent un an avant — ou même encore plus tôt que cela1 !

En effet, le travail à fournir est énorme ! En ne listant que les premiers points qui me viennent à l’esprit, je pense déjà à :

  • Trouver un lieu suffisamment grand et bien agencé pour accueillir l’évènement. Le tarif doit être dans le budget et la localisation doit le rendre accessible.
  • Recruter des sponsors pour réduire les couts pour le public. Préparer une salle où ils dresseront des stands et pourront et présenter leurs produits.
  • Sélectionner un traiteur ; de bonne qualité ; dont le tarif est couvert par le budget.
  • Organiser un diner des conférenciers et/ou une soirée communautaire (pour plusieurs centaines de personnes).
  • Créer le programme des conférences. Cela passe souvent par un appel à conférenciers, le filtrage des (plusieurs centaines de) réponses, s’assurer de coller aux attentes du public tant sur les sujets que sur les intervenants…
  • Gérer le déplacement et l’hébergement de plusieurs dizaines de personnes.
  • Prévoir l’équipement audio et vidéo des salles, plus peut-être la captation pour enregistrement ou retransmission en live.
  • Faire face aux imprévus : conférencier qui annule, risque d’attentats qui met l’évènement en péril ou nécessite de recruter du personnel de sécurité au dernier moment…

Demandez aux orgas que vous connaissez : je suis sûr d’avoir oublié plein de choses — et je n’ai pas encore parlé du jour J !

Malgré tout, les organisateurs sont là pour vous aider2 : n’hésitez pas à leur faire signe si vous avez des questions ou besoins spécifiques.


Avant l’évènement, vous serez en contact avec l’équipe d’organisation pour :

  • Gérer votre déplacement : billets de train, avion, à quel tarif, quelles dates et heures…
  • Réserver un hébergement : une chambre d’hôtel ? Deux ? Incluant la nuit qui précède la conférence ?
  • Vous avez un régime alimentaire spécifique ? Précisez-le à l’avance, cela facilitera l’organisation des différents repas.

Vous voudrez peut-être également aborder quelques points directement liés à votre intervention. Par exemple :

  • Vous ne pouvez pas venir avec un PC portable : les orgas vous en trouveront un, pour peu que vous demandiez en avance.
  • Vous avez besoin d’un accès réseau et ne pouvez vraiment pas vous en passer3 : là aussi, indiquez-le à l’avance, d’autant que l’accès Internet est souvent un point douloureux en conférence. Savoir que votre besoin est réel permettra par exemple d’anticiper la mise en place d’un second réseau, réservé aux conférenciers.

En arrivant sur place, vérifiez dès le matin que les points liés au matériel ont été pris en compte. Les organisateurs sont humains, comme vous : ils oublient parfois — et ils ont beaucoup de choses à gérer !

Enfin, certains évènements désignent une personne comme responsable de tout ce qui concerne les speakers. S’il vous est fourni, notez le numéro de téléphone de votre contact : vous en aurez besoin en cas d’urgence ou d’imprévu majeur !


Au moment de votre conférence, les orgas sont présents et continuent à vous aider. Voici quelques points sur lesquels j’ai déjà demandé un coup de main :

  • Ce n’est pas toujours négociable, mais si vous insistez4 : installation de chaises ? D’une table5 ? Ou peut-être plutôt d’un pupitre6 ?
  • Branchement du matériel, test du micro et de la projection — parvenir à afficher depuis un PC n’est pas toujours évident, même en 2017 !
  • Fourniture d’une bouteille d’eau7.
  • Selon les conférences et/ou si vous le souhaitez, quelqu’un peut vous introduire.
  • Faire passer un micro dans la salle, pour une phase de questions/réponses en fin de présentation.
  • Indication du temps restant : si la durée de chaque session est fixée strictement, un organisateur peut vous indiquer régulièrement le temps qu’il vous reste.

Voyez comment se passent les conférences avant la vôtre et discutez à l’avance avec le ou la responsable de votre salle pour déterminer ce qu’il ou elle attend de vous et définir ce dont vous avez besoin8.

Pour finir, arrivez dans votre salle en avance, pour éviter au responsable de salle le désagréable coup de panique « mais où est la prochaine personne qui parle ? » et avoir le temps de vous mettre d’accord sur les points cités au-dessus.


Après la conférence, l’équipe d’organisation a encore du boulot à fournir !

Bien sûr, il faut ranger le lieu de l’évènement, plier le matériel et les stands de sponsors. Mais, plus en lien avec les conférenciers et conférencières, je pense aux points suivants :

  • S’assurer que tout le monde a pu repartir — tout particulièrement en cas de grève.
  • Collecter les slides de toutes les présentations et vérifier qu’ils sont publiés.
  • Mettre en ligne les vidéos de l’évènement.

Les organisateurs sont également bien placés9 pour vous faire un retour sur votre conférence, voire pour vous donner des conseils pour l’améliorer.


Bref, les orgas sont là pour vous aider !

N’hésitez pas à faire appel à eux : un de leurs rôles est de veiller au bon déroulement de l’évènement !

Dans l’autre sens, facilitez-leur la tâche en étant disponible, en répondant à leurs questions, en leur signalant10 les points qui pourraient poser problème, en arrivant en avance et en ayant travaillé votre sujet et votre présentation. Et pensez à leur dire « merci » ;-)

D’ailleurs : merci à vous qui participez à l’organisation d’évènements et de conférences et qui lisez ceci !


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Pour prendre l’exemple du PHP Tour organisé par l’AFUP : le lieu de l’évènement du printemps 2018 a été choisi lors de l’assemblée générale de février 2017, plus d’un an avant. Pour préparer leurs dossiers, les membres des différentes villes candidates ont dû trouver une salle, un traiteur, peut-être identifier un hôtel pour loger les conférenciers et organisateurs… Bref, le travail a commencé fin 2016, un an et demi avant l’évènement ! 

  2. Bon, pas que vous en fait : les orgas ont plein de points à gérer — mais ils font le maximum pour que les choses se passent bien. 

  3. L’accès réseau en conférence est souvent fragile et il vaut mieux, en étant prudent, ne pas trop compter dessus. C’est généralement possible si vous présentez une conférence plénière. Toutefois, si vous animez un atelier pratique, se passer de connexion est nettement plus difficile, dans nos métiers du Web ! 

  4. Ça dépend beaucoup du format de la conférence : pour une table ronde, avoir des chaises (et une table ?) a plus de sens que dans d’autres cas. 

  5. Il m’arrive régulièrement, en particulier pour des meetup peu formels, de demander aux organisateurs de laisser une table sur l’avant de la salle. Je l’utilise parfois pour m’appuyer pendant ma présentation : je peux ainsi changer de position et de ne pas toujours être debout, tout en restant plus haut que si je m’asseyais sur une chaise, pour être visible de tous. 

  6. Un pupitre (avec micros fixes) vous empêche de vous déplacer, je n’aime pas tellement. Mais pour une première conférence, ça peut avoir un bon côté : on se sent plus en sécurité derrière un pupitre et on peut s’en servir comme soutien

  7. Si vous n’avez pas de bouteille d’eau avec vous et si les organisateurs ne vous en fournissent pas une (assez fréquemment, un pack sera disponible à proximité de la scène), demandez-en une : vous en aurez besoin pendant votre présentation ! 

  8. Par exemple : souhaitez-vous qu’on vous fasse signe 15 minutes avant la fin de votre conférence ? En comptant le temps dédié aux questions, ou pas ? Indiquez si vous ne prévoyez pas de permettre au public de poser de question. Dites si vous aimeriez être introduit ou si vous préférez vous débrouiller. 

  9. Parce qu’ils écoutent les retours du public qui a assisté à votre présentation. Ou, pour la personne responsable de la salle où vous avez parlé, qui a suivi à votre conférence ! 

  10. En privé et poliment ! Un retour constructif et argumenté sera toujours mieux pris qu’un commentaire un peu acide sur Twitter ! Et une conversation de deux minutes est souvent plus efficace qu’un message de 140 caractères ;-) 

Speaker : la séance de questions / réponses

14 mars 2017 speaker, conference

Lors de ma toute première conférence, j’étais terrorisé à l’idée de devoir répondre à des questions du public1. Aujourd’hui, j’ai plus confiance en moi et ça va nettement mieux — mais pourtant, je souhaite toujours, ou à nouveau — éviter cette phase de ma conférence.


Certains évènements vous demanderont de prévoir un temps de questions/réponses à la fin de votre présentation, à décompter de la durée de la conférence2.

D’autres ne donneront pas d’indication et vous laisseront libre ; mais le public est habitué à pouvoir poser quelques questions et sera surpris si vous ne lui offrez pas cette possibilité, en particulier si vous n’avez pas utilisé tout le temps qui vous était alloué.

Pour ma part, je raisonne ainsi :

  • Si le public est réduit, la durée souple et le cadre informel3, j’indique dès le début de ma présentation que j’accepte les questions pendant que je parle, puisque nous sommes là pour échanger.
  • Pour une conférence plus formelle, si l’évènement le demande ou que ça semble être dans les habitudes, je réserve quelques minutes à la fin de ma présentation pour essayer de répondre à quelques questions.
  • Si mon speech a duré longtemps ou si la conférence ne prévoit pas de temps de questions/réponse, je peux déclarer, explicitement, que je ne prendrai pas de questions.

Dans tous les cas, j’indique que je suis disponible pour discuter : après ma conférence sur le devant de la salle, puis pendant toute la durée de l’évènement (souvent à proximité d’une réserve de café) — et qu’il ne faut absolument pas hésiter à venir me voir, au contraire !


Entre la fin d’une présentation et la première question, il y a souvent un petit instant de flottement : le temps qu’une première personne ose lever la main et qu’un organisateur lui passe un micro. Je viens de parler pendant plusieurs dizaines de minutes, j’ai la bouche sèche et je profite donc de cette courte pause pour boire quelques gorgées d’eau.

Quand une question arrive, une bonne habitude est de la répéter. Cela montre que vous l’avez comprise ou, du moins, indique à quoi vous allez essayer de répondre. Si la question est longue, vous pouvez la reformuler : cela vous permettra de la découper en plusieurs sous-questions plus courtes et plus simples, à la fois pour vous et pour les autres membres du public.

La tentation de répondre vite pour se débarrasser de la question est grande, mais j’essaye, autant que possible, d’attendre quelques secondes. Cela permet au public d’assimiler la question… Et j’ai ainsi plus de temps pour y réfléchir, menant à une meilleure réponse que si j’avais prononcé la première pensée qui me traverse l’esprit !

Enfin, une petite astuce : je garde la bouteille d’eau à proximité. En cas de question un peu complexe, je bois une nouvelle gorgée : cela me permet de meubler pendant que je réfléchis quelques secondes de plus !


Je n’ai pas une réponse magique qui m’assurerait de toujours savoir répondre — et j’ai toujours un doute quant à ma capacité à improviser. Toutefois, je sais que :

  • Sauf à avoir dit une grosse bêtise pendant ma présentation, le public n’est pas malveillant et il est rare qu’une personne cherche à vous piéger4.
  • Les questions sont liées au sujet de la conférence et je sais de quoi je parle, je connais le sujet. C’est pour ça que je suis là !
  • Malgré tout, j’ai le droit de ne pas savoir : personne dans le public ne s’offusquera si je ne sais pas répondre à une question5 !
  • J’ai aussi le droit de botter en touche ou d’indiquer que je ne souhaite pas répondre à une question6 — auquel cas j’invite souvent la personne qui l’a posée à venir me voir après la conférence pour qu’on en discute.

Parfois, le public ne pose pas de questions. Peut-être que personne n’ose, ou le sujet est encore trop neuf pour avoir été mis en application, voire c’est l’heure de la sieste… Pour ce type de situation, je prépare un peu de contenu en avance : soit pour amorcer les choses7, soit pour apporter quelques informations complémentaires qui seraient normalement venues en réponse à des questions.


Lors de mes premières conférences, j’appréhendais la phase de questions/réponses : j’avais peur de ne pas savoir répondre, de ne pas savoir quoi dire. Maintenant, avec un peu plus d’expérience, ça va nettement mieux et je sais que je m’en sortirai, même si je ne sais pas répondre à certaines questions.

Cela dit, je n’aime toujours pas cette étape — en fait, je n’aime à nouveau plus cette étape ! Pourquoi ? Un peu en vrac, quelques éléments :

  • Une question correspond à un cas très précis. La question est intéressante pour la personne qui la pose (et parfois pour moi également !), mais pas pour la plus grande partie du public, dont le besoin n’est pas suffisamment proche.
  • Quelqu’un met longtemps à présenter son cas. Au moment où je récupère la parole, au fond de moi, je pense « heu, OK, c’est quoi la question en fait ? ». Ce n’est pas très drôle et ça déçoit tout le monde : celui qui a posé la question a l’impression que je n’ai pas compris et le reste du public a arrêté d’écouter.
  • Parler en public est difficile et n’est pas naturel. Poser une question, c’est prendre la parole devant plusieurs dizaines ou centaines de personnes. Ceux qui ont des questions intéressantes n’osent donc souvent pas les poser.
  • L’organisateur qui tient le micro doit courir dans toute la salle pour le donner à chaque personne qui pose une question. Cette personne a déjà commencé à parler et recommence (ou pas). Ou alors, sans micro, la personne ne parle pas assez fort8 et je ne comprends pas la question — la moitié du public non plus.

Bref, je ne suis pas convaincu que terminer par une tentative de séance questions/réponses soit la meilleure conclusion à une conférence — et il m’arrive maintenant, lorsque le format de l’évènement m’y autorise, de sauter cette étape.


Dans tous les cas, je me rends disponible après ma conférence pour discuter avec qui le souhaite ! C’est l’occasion de répondre à des questions qui n’auraient pas été posées en public ou d’approfondir certains points — et, peut-être, de nouer de nouveaux contacts.

Si la salle n’est pas immédiatement occupée par une autre conférence, je reste à proximité de la scène pendant quelques dizaines de minutes. Et au moment de conclure ma présentation, j’ai répété qu’il ne faut pas hésiter à venir me voir et que je serai souvent au niveau d’un des espaces de distribution de café !


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Bon, en fait, j’étais terrorisé tout court, rien qu’à l’idée de devoir parler en public. Et j’ai « tué mon public » tellement efficacement que je ne crois pas avoir reçu de questions… 

  2. Vous devrez tenir compte de la durée attendue pour cette phase de questions / réponses lorsque vous préparerez votre conférence, qui sera donc plus courte que vous ne le pensiez au départ ! 

  3. Avec dix à vingt personnes, dans un cadre détendu, les membres du public osent plus facilement intervenir que dans un amphithéatre où ils sont plus éloignés du conférencier. 

  4. D’une part, vous avez rarement une personne malveillante dans le public. Et, d’autre part, quelqu’un qui poserait une question visant ouvertement à vous piéger s’exposerait également au jugement du reste du public. 

  5. Auquel cas, il suffit d’avouer qu’on ne sait pas répondre à cette question (parce qu’on n’a jamais été face au cas, parce qu’on n’a jamais eu le besoin…). Attention à ne pas donner une réponse au hasard qui serait à côté de la plaque

  6. Il y a des sujets dont je peux souhaiter ne pas parler, ou ne pas parler en public. Par exemple, je ne balancerai pas le nom d’un prestataire ou collègue ayant fait une boulette, ça n’avancerait à rien et ne serait pas juste

  7. Une idée qui permet parfois de réveiller le public est de poser une question attendant une réponse à main levée — ou, mieux, à main baissée pour pousser tout le monde à bouger. Par exemple : « Levez la main, tous ! Allez, on lève la main ! Et maintenant, ceux qui n’ont jamais utilisé XYZ baissent la main ! OK, je vois qu’un tiers de la salle connait. Vous avez utilisé ce truc, je sais ce que c’est… Et je suis convaincu que vous avez quelque chose à partager ! » 

  8. Quand on est dans l’audience, difficile de juger à quel point il faut parler fort pour être entendu depuis la scène et le reste de la salle — y compris par les gens assis au fond ou derrière la personne qui s’exprime. 

Speaker : combien de temps ça prend ?

9 mars 2017 speaker, conference

« Donner une conférence », combien de temps est-ce que cela prend ?

Préparer une conférence me demande régulièrement plus de vingt à trente heures de travail. Et le temps total va plus loin que les seules étapes de préparation !

Pour cet article, je me place dans le cadre d’une conférence assez formelle qui fait partie d’un évènement de deux jours, dont l’entrée peut être payante1. Dans la communauté PHP, pensez au PHP Tour ou au Forum PHP.


Si j’essaye de lister les différentes étapes du travail préparatoire d’un sujet, j’arrive aux principaux points suivants :

  • Réflexion en arrière-plan quand le cerveau est libre (en marchant dans la rue, dans le métro, sous la douche…), en notant des idées de temps en temps : quelques minutes ici et là, potentiellement pendant plusieurs mois2.
  • Préparation d’un plan grossier : deux heures étalées sur une semaine. En somme, je remets en ordre les idées notées au-dessus, pour arriver à quelque chose qui tienne la route. C’est le genre de chose que je fais souvent en prenant 1/2h sur la pause midi. Y revenir plusieurs fois permet d’itérer en améliorant et précisant à chaque fois le plan et son déroulé, tout en continuant à réfléchir en arrière-plan entretemps.
  • Préparation du discours et du contenu des slides : ça varie beaucoup selon les sujets et les conférences, mais comptons 15 à 20 heures sur deux ou trois semaines. Le but de cette étape et d’élaborer tout le contenu de la présentation, tant au niveau du discours oral que des slides qui viendront l’appuyer ou le compléter. C’est à ce moment-là que je vais m’assurer que les différentes parties s’enchainent bien et de manière logique et qu’elles soient toutes de la durée que je souhaite leur accorder. Cela inclut donc au moins une répétition complète pour voir le timing, plus des répétitions de quelques slides pour voir leurs enchainements ou s’ils supportent bien ce que je dis.
  • Sur un sujet que je connais très bien, je n’ai que peu de travail de recherche à faire et ne devrai consacrer que quelques heures à écrire mes exemples. Si j’ai besoin d’approfondir pour maitriser mon contenu, je prévois du temps de recherche : quelques heures à quelques dizaines d’heures.
  • Je vais ensuite pouvoir consacrer entre quelques heures et une dizaine à l’aspect plus visuel de mes slides. C’est ici que je vais travailler mes schémas ou que je vais rechercher un thème graphique. Par exemple, j’ai passé des heures à rechercher les photos de stormtroopers utilisées pour notre environnement de développement n’est plus un bizutage !, Forum PHP 2016, Paris.

Je rédigerai peut-être quelques notes complémentaires à propos du contenu d’une conférence et des slides, dans un moment.


Une fois ma présentation prête et mes slides terminés, je consacre du temps à répéter :

  • Au moins une répétition complète pour moi tout seul. Je prévois le double de la durée de la présentation : je me prépare avant (y compris installation du PC + branchement d’un écran + télécommande) et j’ai toujours des notes à prendre et des points à retoucher ensuite.
  • Sur une conférence importante, je répète une ou deux fois de plus, plus une fois devant du public. Donc j’ajoute entre trois et quatre fois la durée de la présentation.

J’ai parlé plus longtemps de ceci : pour une bonne conférence, répétez !


Vient ensuite le jour de la conférence, qui va inclure :

  • le temps pris par la conférence ;
  • un moment d’échange avec le public ;
  • le déplacement aller+retour ;
  • l’éventuel manque à gagner en ne bossant pas pendant ce temps.

Je ne compte pas vraiment ceci comme du temps passé pour ma conférence, puisque c’est généralement inclus dans le temps total de l’événement — auquel j’assiste : je n’y vais pas uniquement le temps de donner ma présentation.


Et enfin, après la conférence, ce n’est pas terminé et j’ajoute encore :

  • Retoucher un peu les slides avant leur diffusion3, principalement pour ajouter des notes du présentateur qui serviront aux lecteurs : entre deux et cinq heures.
  • Rédaction d’un transcript, pour que le travail de préparation profite au plus grand nombre : là aussi, entre deux et cinq heures.
  • Un peu de communication autour de tout ça, réponse à quelques questions (mails, twitter…) : entre une et trois heures.

Là aussi, je noterai peut-être quelques idées dans un prochain article au sujet de ce qui vient après la conférence.


Ma fourchette est assez large, mais en calculant la somme des différentes durées citées ci-dessus, je dois passer entre vingt-cinq et cinquante heures pour une conférence de quarante-cinq minutes !


La durée nécessaire à la préparation d’une conférence dépend de la personne, de son niveau de confiance, du temps qu’elle est prête à y consacrer et du cadre de la présentation. Pour avoir d’autres avis que le mien, j’ai demandé sur Twitter ce qu’en pensaient d’autres personnes. Vous trouverez ci-dessous quelques-unes des nombreuses réponses qui m’ont été données.

Pour commencer, pour un aperçu du ressenti :

Ensuite, plusieurs durées allant de quelques heures à plusieurs semaines de travail :

  • Guillaume Thirard : « une prés sur les API en interne, j’ai mis environ 20h pour faire la v1 »
  • Frédéric Bouchery : « Pour ma part, c’est plutôt une vingtaine d’heures :( »
  • Nicolas Hoffmann : « ça peut varier de qq heures à beaucoup beaucoup plus »
  • HTeuMeuLeu : « En moyenne, 1 jour initial plus 1 jour par tranche de 10 minutes (soit 4 jours pour une conf de 30 minutes, 6 jours pour 50) »
  • Numipage : « 15 20 heures pour une première présentation »
  • Remi Collet‏ : « chez moi 1’ de prez => 1 diapo => 5-10’ de préparation »
  • Anaël ICHANE : « 2 jours à une semaine »
  • Xinity : « pour une conf de 40min environ, 2 week-ends pleins en moyenne :-) »
  • Jean-Pierre Vincent‏ : « je compte entre 20 et 40 heure pour des talks de 25-25 minutes »
  • Raphaël Yharrassarry : « Une semaine pour une conférence de 45 min »
  • David Leuliette‏ : « Je dirais 2 semaines histoire de faire murir l’idée… Mais j’ai jamais vraiment timetrack la chose »
  • Sébastien Rogier : « j’étais aux alentours de 80/100h sur mon retour d’XP sur la webperf (c’était la première aussi) »
  • Mère Teresa : « 1 an »
  • Brice Favre : « grosso modo 10 à 15% du temps qui s’est écoulé entre le moment où je sais que suis pris et celui où je la donne », soit si « 60 jours => 6 jours de réflexions/préparation/écriture/répétitions »

La connaissance initiale du sujet entre en jeu :

  • Xavier Leune : « je dirais 8h environ sur un sujet jamais abordé »
  • Boris : « je pense que ça serait jouable en 7-8h quel que soit le format, si tant est que j’ai moi-même posé le sujet (que je connais) »
  • Alexandre 🐿 BALMES : « De 1H (un truc normal ou que je maitrise à fond) à très beaucoup (parce que faut valider le moindre point) »
  • Sébastien Desbenoit : « Cela dépend de la connaissance initiale du sujet : d’une dizaine d’heures à près d’un an »
  • Mikael RANDY : « présentation à la ConFoo, je dirais entre 50 et 100h », pour « une conf « retour d’XP », donc sans la phase « apprentissage » »

Donner plusieurs fois la même conférence permet souvent d’améliorer le retour sur investissement :

Au-delà de la présentation en elle-même, le matériel complémentaire (des exemples, un atelier, des illustrations…) est à préparer :

  • Jiminy Panoz : « pour un atelier de 2h30 j’en suis à 2 semaines (et je n’ai pas encore préparé les matériaux) »
  • Stéphanie Walter : « conf de 30min sans trop d’illustration/ démo: 48h cumulé Conf 45 min démos et illustrations: 72h voir + » et « 30min ou 45 min x 2 répétitions aussi :) voir x3 » pour arriver à « si tu bosses 8h/jrs je suis à 1 à 3 semaines de boulot “qui serait facturé à un client” mais en perso »
  • Remi Grumeau‏ : « preparer un talk de 20min sur l’IoT a pris qq heures, alors que sur deviceLight plus. jours a coder »

Beaucoup de réponses, donc, qui vous permettront sans doute de vous faire une bonne idée. Même s’il n’y a pas de chiffre vraiment absolu et que ça varie entre 10 heures et 100 heures, j’ai le sentiment que tout le monde est d’accord sur « longtemps » !


Quoi qu’il en soit, par défaut, comptez que vous allez y passer beaucoup de temps. Vous y mettre la veille n’est pas une bonne idée ; et si vous n’y avez consacré que quelques heures alors que c’est votre toute première conférence, c’est probablement que vous devriez répéter encore une ou deux fois ;-)4


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. C’est pour ce type d’intervention et de cadre que je passe le plus de temps en préparation, dans la plupart des cas. Une conférence moins formelle me demandera généralement moins de travail de préparation. 

  2. Certaines idées de sujets demandent plusieurs mois pour murir, avant d’arriver à un stade où je suis prêt à les proposer en réponse à un appel à speakers ! 

  3. Vous pouvez aussi choisir de diffuser vos slides avant la conférence (cela peut aider le public à mieux les suivre, par exemple si l’écran est petit), auquel cas cette étape viendra plus tôt pour vous. 

  4. Ou alors, vous faites partie de ceux et celles pour qui parler en public est naturel et pour qui ça se passe très bien du premier coup — et vous avez bien de la chance ! 

Speaker : le déplacement, l'hébergement, le diner, l'apéro…

6 mars 2017 speaker, conference

Autour d’une conférence, en particulier pour les évènements de plusieurs jours ou dans une autre ville que celle où j’habite, je dois me déplacer, peut-être dormir à l’hôtel. Les organisateurs prévoient aussi parfois un diner pour l’ensemble des conférenciers et conférencières.


Avant ma conférence, j’ai bien assez de soucis comme ça. Voyager, c’est rajouter du stress, surtout à cause des potentiels retards ou annulations.

Je voyage donc la veille et je passe la nuit sur place1. Je n’ai ainsi pas à me lever tôt pour prendre le train2, je peux dormir plus longtemps, je peux aller diner la veille au soir avec d’autres personnes que je ne vois que trop rarement.

Certains évènements prévoient d’ailleurs un diner pour l’ensemble des membres (conférenciers et conférencières + équipe d’organisation), considérant que tout le monde arrive la veille et sera sur place.

En parlant de diner : avant tout, vous êtes là pour donner une conférence. Peut-être le lendemain matin ? Peut-être tôt, même ? En conséquence, soyez raisonnable et veillez à dormir suffisamment !


Pour ce qui est de l’hébergement, maintenant.

Assez souvent, pour les évènements de grande envergure, les organisateurs de la conférence vous auront réservé une chambre d’hôtel. Ils connaissent en effet l’hôtel, il est proche du lieu où vous devrez vous rendre le lendemain, les chambres sont correctes et ils négocient peut-être un prix de groupe.

Un piège dans lequel je suis tombé plusieurs fois à mes débuts3, quand je n’avais pas encore l’habitude de dormir à l’hôtel : la climatisation. En arrivant dans la chambre, il faisait un peu chaud, je mettais la clim assez fort, je m’endormais… Et je tombais malade. À chaque fois. Et parler pendant 45 minutes en ayant de la fièvre, peut-être mal à la gorge et le nez qui commence à couler, ce n’est pas exactement marrant ni facile !

Donc : ne poussez pas la clim ! Je la règle désormais à 23-24°C, ce qui est un peu chaud par rapport à mes habitudes, mais je ne suis pas retombé malade à l’hôtel depuis plusieurs années.

Ça ne fait pas partie de mon matériel, mais @tut_tuuut complète : « boules quiès parce que l’isolation phonique n’est pas toujours top dans les hôtels ».


Au matin, je me lève tôt4 et je prends une bonne douche chaude pour me réveiller et me détendre.

J’enchaine avec un petit déjeuner copieux5 pour faire le plein d’énergie — je sais que j’en aurai besoin. Et je prends mon temps pour ce petit-déjeuner, j’en profite pour discuter avec d’autres organisateurs / speakers pour me changer les idées.


Pour finir : beaucoup d’évènements sur deux jours organisent une soirée communautaire entre les deux jours.

Allez-y6 ! Vous rencontrerez plein de monde, verrez ou reverrez plein de gens qui font le même métier que vous !

Bien sûr, comme pour le diner dont je parlais plus haut, soyez raisonnable si vous donnez votre conférence le lendemain ;-)


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Certes, si ma conférence est l’après-midi et qu’il n’y en a pas d’autre à laquelle je souhaite assister le matin, je peux voyager le matin plutôt que la veille. Même chose pour une présentation donnée le soir, je peux voyager dans l’après-midi. Ça économise une nuit d’hôtel et une demi-journée de congés. 

  2. Pour une conférence en région parisienne qui ouvre ses portes à 8h30 et commence à 9h, je dois prendre le TGV de 6h à Lyon. Et donc, partir de chez moi vers 5h15. Ce qui signifie me lever vers 4h30. Pas idéal pour être en forme. Et si le train a un quart d’heure de retard, je rate le début des conférences — ça m’est arrivé ! Heureusement, je ne donnais pas la première présentation de la journée ! 

  3. Au début de ma vie professionnelle quand j’ai commencé à me déplacer chez mes clients ou mes partenaires, ou quand j’ai participé à mes premières conférences — les deux coïncident à peu près. 

  4. De toute façon, je suis naturellement réveillé tôt si j’ai ma conférence dans la journée, merci le stress ! 

  5. Oui, je prends un petit déjeuner copieux à l’hôtel avant ma conférence… Alors que je ne petit-déjeune quasiment jamais chez moi. 

  6. Ce type de rendez-vous n’est pas trop dans votre nature ? Je vous comprends : il y a du monde, du bruit, ça parle fort… J’ai toujours du mal à y aller. Mais je ne regrette jamais d’avoir fait l’effort ! Pour éviter de vous dégonfler au dernier moment, dire à plusieurs personnes dans la journée « on fait départ groupé à 19h dans le hall de l’hôtel ? » est une très bonne solution : quelqu’un pensera probablement à vous pinguer au moment du départ, si vous n’y êtes pas ;-)