Speaker : pour une bonne conférence, répétez !

2 mars 2017 speaker, conference

Si vous n’avez pas l’habitude de parler en public et si vous ne deviez entendre qu’un seul conseil, je vous dirais : « répétez ! »


En tant que speaker, répéter votre conférence vous permet :

  • De bien connaitre votre présentation, de savoir dans quel ordre les points s’enchainent. C’est ainsi que vous arriverez à des transitions naturelles.
  • D’avoir à l’esprit votre fil conducteur et vos principaux arguments. Vous pourrez alors parler en regardant votre public, au lieu de sans cesse revenir aux notes du présentateur.
  • De maitriser votre timing. Votre conférence ne sera donc pas interrompue avant la fin car durant trop longtemps.

Pour ajouter un dernier point, peut-être le plus important si vous débutez : chaque répétition1 vous fera gagner en assurance. C’est en répétant que vous deviendrez convaincu du fait que vous connaissez votre sujet et que vous êtes capable de le présenter, sur la durée qui vous est allouée.


Comment est-ce que je répète mes conférences, dans quelles conditions ?

Et bien, j’essaye de me rapprocher au maximum des conditions du jour J :

  • Je suis debout, dans une pièce assez calme sans musique ni TV, et je parle à haute voix.
  • J’utilise un matériel similaire à celui du jour J. En particulier, une télécommande pour passer d’un slide au suivant.
  • Je note l’heure2 à la fin de chaque section, pour ensuite calculer le temps passé sur chaque partie. Je sais ainsi quelles sections doivent être raccourcies ou allongées.
  • Je me comporte comme si je parlais à un public : je regarde là où seraient assis des gens, j’articule pour être compréhensible, je prononce des transitions entre chaque section.
  • Je me permets éventuellement d’essayer quelques pointes d’humour : autant éviter de les improviser devant un public, des fois ^^

Au risque d’avoir l’air un peu bête : être debout et bouger les bras me rapproche des conditions réelles dans lesquelles je présenterai ma conférence. Je ne parle pas à la même vitesse lorsque j’articule à haute voix et quand je parle dans ma tête ! Et certaines idées semblent parfaites dans ma tête, mais les prononcer prouve que je dois les retravailler.

Bien sûr, rien ne remplace parler devant des gens, à la fois pour s’habituer au stress que cela provoque et pour avoir des retours, commentaires et conseils. J’essaye donc, une fois ma conférence prête de :

  • La présenter à des vrais gens : collègues de travail, personne qui s’est proposée pour du mentoring…
  • La donner une première fois dans un cadre familier. Pour une conférence majeure, l’idéal à mes yeux est de la jouer à un usergroup local, quelques semaines avant la conférence nationale.


La question suivante est « combien de fois répéter ? »

Pour moi, la réponse dépend du type de conférence et des attentes des organisateurs et du public :

  • Pour une conférence formelle, dans un grand amphithéâtre3, devant plusieurs centaines de personnes ou dans le cadre d’un évènement payant ou d’une journée entière : le public s’attend à ce que la présentation soit assez carrée et je peux avoir besoin de me rassurer. Je vais donc répéter ma conférence intégralement, plusieurs fois — mettons entre 3 et 5 fois.
  • Pour une conférence plus détendue, comme un évènement d’une ou deux heures, en soirée, généralement gratuit4, je m’oriente sur quelque chose d’un peu plus souple. Je vais avoir tendance à répéter une ou deux fois certains passages, peut-être une fois la conférence entière. Mais rarement plus : je m’accorde un peu plus de liberté.
  • Enfin, pour un cadre informel et une présentation plus courte5, souvent devant une quinzaine de personnes avant de partager un verre ou un repas, je me permets de ne répéter qu’une fois ou même aucune : l’ambiance est plus détendue, laisse plus de place à la semi-improvisation. Je connais mon sujet et j’ai mes slides pour me guider, ça me suffit.

En complément, je vois trois raisons qui influent sur mon nombre de répétitions :

  • Lorsque la durée de la conférence est strictement fixée (par exemple, parce qu’une autre conférence suit), je vais répéter jusqu’à atteindre la durée attendue, à une ou deux minutes prêt. Pour une présentation qui doit durer 40 minutes et pas plus, je répète et itère sur le contenu jusqu’à tenir entre 38 et 39 minutes.
  • Lorsque j’ai confiance en moi parce que j’ai déjà donné une conférence similaire (ou plusieurs sections de cette conférence) auparavant, je répète moins.
  • Il y a quelques années, j’avais besoin de répéter un plus grand nombre de fois pour avoir confiance en moi. À l’inverse, j’ai maintenant besoin de répéter plus pour être satisfait de mon speech. À moi de trouver un juste milieu.

Si vous êtes débutant, que vous n’avez pas l’habitude de parler en public et que c’est quelque chose qui ne vous est pas naturel, vous répèterez probablement quelques fois de plus aujourd’hui que dans cinq ans ;-)


Pour terminer, un dernier conseil : ne répétez pas trop non plus, vous risqueriez de ne plus êtes naturel du tout lorsque vous donnerez votre conférence. Et, surtout, n’apprenez pas par cœur : avec le stress le jour J, vous risquez de vous perdre dans vos pensées et de prendre un grand coup de panique6.


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Sauf peut-être la toute première, mais c’est normal : c’est celle qui va mettre en évidence les points sur lesquels votre déroulé ne tient pas la route ;-). Mieux vaut que ça soit dans votre salon lors d’une répétition et pas sur scène devant votre public ! 

  2. Noter l’heure est une opération simple qui ne demande pas de réfléchir. Cela me permet de rester dans le flow de ma répétition — alors que calculer depuis combien de temps je parle me forcerait à réfléchir et me ferait perdre le fil de ma présentation. 

  3. Je pense par exemple à des conférences que j’ai données au Forum PHP, au PHP Tour. Des évènements sur deux jours, payants, dans des salles pouvant recevoir plusieurs centaines de personnes. 

  4. Je pense ici à des meetups que de nombreuses communautés locales organisent une fois par mois, avec une conférence gratuite d’une à deux heures, en soirée. En province, le public de ce type d’évènement regroupe souvent entre 30 et 80 personnes. J’ai par exemple déjà animé des conférences de ce type avec différentes antennes (Lyon, Nantes, Marseille/Aix, Montpellier…) de l’AFUP. 

  5. Par exemple, j’ai à l’esprit à un évènement du genre « apéro PHP », où dix à vingt personnes se retrouvent dans un bar pour discuter — avec parfois une présentation peu formelle pour lancer la soirée. 

  6. Si jamais le coup de panique survient (ça peut arriver même sans par cœur) : faites une pause, respirez un grand coup (sisi, vous avez le droit !). Et, seulement après plusieurs secondes, reprenez. Ça ira bien mieux ainsi, croyez-moi ! 

Speaker : quel matériel lorsque je suis conférencier ?

1 mars 2017 speaker, conference

J’ai pris mon PC portable1 pour toutes les conférences où j’ai présenté un sujet : aucune n’avait fait le choix de fournir un PC déjà en place.

Un PC branché et configuré dans la salle de conférence pourrait simplifier le passage d’un conférencier à un autre. Encore plus si tous les slides étaient préchargés dessus la veille. Mais cela signifierait imposer le matériel et le logiciel2 et qu’aucun conférencier ne retouche ses slides au dernier moment… Difficile.

Donc, lorsque vous animez une conférence, amenez votre PC portable. Si vous n’en avez pas et que vous ne pouvez pas en emprunter un pour la durée de la conférence, indiquez-le aux organisateurs à l’avance et ils parviendront sans doute à vous en trouver un.


Un ordinateur portable requiert de l’électricité.

Plusieurs paramètres à considérer :

  • Votre machine restera allumée entre quelques minutes et une heure avant le début de votre conférence : le temps de vous mettre en place et de régler ce qui doit l’être.
  • Sa consommation peut être plus élevée que d’habitude et l’autonomie sera donc réduite en conséquence. Brancher un projecteur passe parfois par l’activation de la carte graphique (au lieu du chipset intégré), le wifi peut être de mauvaise qualité, vous jouerez sur la luminosité de l’écran pour parvenir à le lire, la télécommande sans fil consomme elle aussi…

En fonction de votre batterie, prenez votre chargeur. Et ayez une rallonge avec vous3, puisque vous serez peut-être loin des prises électriques.


Les projecteurs de salles de conférence sont en VGA ou en HDMI4. Ils sont encore majoritairement en 4/3 mais je commence à voir du 16/9ème. Les organisateurs sauront peut-être vous l’indiquer à l’avance.

Si votre PC n’a pas de port VGA, ayez un adaptateur mini-DVI → VGA ou HDMI → VGA dans votre sac, vous éviterez ainsi toute mauvaise surprise.

Dans tous les cas5, vérifiez à l’avance que votre PC est capable de basculer vers la sortie vidéo que vous utiliserez, dans le mode que vous souhaitez : affichage dupliqué ou étendu, en 16/9ème et en 4/3, avec différentes résolutions…

Si vous le pouvez, testez votre branchement au projecteur avant votre passage, par exemple en profitant d’une pause entre deux autres conférences ou en arrivant tôt le matin.


Une télécommande sans fil vous permettra de vous déplacer sur scène : vous pourrez passer d’un slide à l’autre sans revenir à chaque fois vers votre ordinateur.

Avec cet accessoire, vous ne resterez donc pas bloqué dans un coin de la scène sans oser le quitter — et vous ne vous retrouverez pas piégé à un bout de l’estrade, à devoir courir vers l’autre bout pour changer de slide ! C’est également quasi-indispensable dans certaines salles où le PC est situé à proximité du projecteur, loin de là où vous aimeriez vous positionner par rapport au public.

Je ne peux plus donner de présentation sans une télécommande ! J’utilise actuellement une Logitech R800 qui est vraiment sympa6 et j’avais auparavant une Logitech R400 nettement moins couteuse. Sur demande, les organisateurs en ont parfois ou sauront peut-être vous pointer vers quelqu’un qui pourra vous prêter la sienne.

À vous de voir si vous avez besoin d’une souris. Pensez qu’un de vos ports USB de votre PC est occupé par le récepteur de la télécommande et que vous n’aurez peut-être pas de place pour la poser7.


J’ai fait le tour du sac avec lequel je me déplace lorsque je suis conférencier et, pour résumer, voici ce qu’il contient :

  • Ordinateur portable
  • Chargeur + rallonge électrique
  • Adaptateur HDMI → VGA
  • Télécommande sans fil

Libre à vous de vous inspirer de cette liste… Puis de l’adapter en fonction de votre expérience ;-)


Je participe occasionnellement à des conférences. Cet article fait partie d’une série où je partage mon expérience de speaker, en espérant que ces retours et/ou conseils vous aideront à vous lancer !



  1. Mon PC perso la plupart du temps ; ou mon PC pro pour certaines conférences où c’était plus approprié. 

  2. Faut-il choisir un PC ? Sous Windows ? Sous Linux ? Quelle distribution ? Ou un Mac ? Et quels logiciels doivent être installés ? En quelle version ? 

  3. Encore que, pour la rallonge, les organisateurs y auront souvent pensé, puisque ce besoin est commun à tous les intervenants. 

  4. Les projecteurs portatifs récents ont une entrée HDMI en plus de l’entrée VGA. Les modèles fixes des grandes salles de conférence sont souvent anciens ou ne sont câblés qu’en VGA. 

  5. En particulier si vous êtes sous Linux, où les choses se sont améliorées ces dernières années mais ne sont pas encore parfaites… Connaitre quelques commandes xrandr reste utile… 

  6. Laser vert nettement plus lumineux qu’un laser rouge (et visible sur un écran de TV ou d’ordinateur), timer intégré avec vibreur avant la fin du compte à rebours, indicateurs de batterie et de portée… 

  7. En particulier si votre PC est posé sur un pupitre, puisque ceux-ci sont souvent étroits. 

PHP 7.x : slides du meetup AFUP à Marseille/Aix et Montpellier, les 21 et 22 février 2017

28 février 2017 slides, afup, conference, php

J’ai eu la chance d’être invité à Marseille/Aix mardi 21 février et à Montpellier mercredi 22 février par les deux antennes locale AFUP présentes dans chacune de ces deux villes, pour parler de PHP 7.


Sur une bonne heure et demie, j’ai commencé par un bref rappel de l’histoire de PHP, avant de passer le plus gros de la soirée à présenter les nouveautés de PHP 7.0 et de PHP 7.1.

J’ai ensuite rapidement listé quelques premiers points qui pourraient arriver avec PHP 7.2, peut-être en fin d’année, avec de rappeler à tous que l’appel à conférenciers et à conférencières est encore ouvert pour le prochain PHP Tour, qui se tiendra cette année à Nantes.

Enfin, gràce à Eyrolles, j’ai conclut en offrant quelques exemplaires du livre PHP 7 avancé dont je suis co-auteur.


Les slides que j’ai utilisés comme support sont disponibles en ligne1 : Meetup PHP 7.x, Marseille/Aix et Montpellier, février 2017.


Merci à @AFUP_Marseille et à @Afup_Mtp pour l’organisation de ces deux événements et leur accueil !



  1. Pour ceux qui voudraient plus d’informations que les slides en eux-même, j’ai noté quelques points dans les notes du présentateur, accessibles via la touche s

PHP Tour 2017 : à vous de présenter une conférence !

24 janvier 2017 php, afup, phptour

Le Call for Papers du PHP Tour 20171 est ouvert jusqu’au 12 mars.

J’ai assisté à de nombreux évènements organisés par l’AFUP ces dix dernières années. Je sais qu’ils regroupent toujours de nombreuses personnes avec qui j’aime échanger et qu’ils sont l’occasion d’assister à plusieurs conférences fort intéressantes — un bon nombre de sujets ont d’ailleurs déjà été proposés.


Cette année, j’aimerais voir un peu plus de nouvelles têtes, en particulier parmi les conférencières et conférenciers. Je souhaiterais apprendre de nouvelles choses, tout en aidant et encourageant des personnes qui n’ont encore jamais donné de conférence à se lancer.

Vous pensez n’avoir rien à dire ? Je suis convaincu que c’est faux ! Si vous êtes en train de lire ce post, c’est que vous êtes curieuse ou curieux, que vous aimez ce que vous faites et j’ai donc du mal à croire que ne fassiez rien d’intéressant !

Vous hésitez à y aller, vous stressez à l’idée d’être sous le feu des projecteurs, sur scène devant 50 à 500 personnes ? C’est normal ! Mais je sais qu’avec du travail, du temps de préparation2 et quelques répétitions, la conférence se passe très souvent fort bien.

Et en plus, plusieurs membres de l’antenne lyonnaise de l’AFUP sont disponibles pour vous aider, pour vous donner leur avis ou des conseils si vous le souhaitez, pour vous rassurer, pour que tout se passe au mieux ! N’hésitez pas à faire appel à nous ! Si vous n’êtes pas sur Lyon, je suis sûr que d’autres sauront être disponibles pour vous — et sinon, il y a Internet. ;-)


Un CFP, c’est aussi un jeu de nombres : si parmi les 400 sujets proposés, il y en a 5 à moi3, je diminue d’autant les chances d’une nouvelle personne qui n’en soumettrait qu’un ou deux. Et j’aimerais pouvoir donner un vrai coup de main à quelques personnes, au lieu de passer quinze à trente heures à bosser sur mon éventuelle conférence.

Pour ces deux raisons, je ne proposerai pas de conférence plénière au PHP Tour cette année4. À vous, maintenant, de jouer le jeu et de soumettre des propositions de conférences !

J’espère bien sûr pouvoir y être présent et avoir la chance de vous y rencontrer5 ;-)


Et donc : vous êtes future nouvelle conférencière ou futur nouveau conférencier, lancez-vous !



  1. Le PHP Tour 2017 aura lieu les 18 et 19 mai à Nantes. Plus d’informations sur event.afup.org

  2. Je ne vais vous pas mentir : préparer une conférence, ça prend du temps. Beaucoup de temps, même. J’ai l’habitude de compter entre 15 et 30 heures pour une conférence de 30 à 40 minutes, mais j’ai déjà vu quelques personnes y consacrer le double. 

  3. Je propose généralement plusieurs sujets ; et je suis déjà monté à 4 ou 5, je crois, pour des évènements français. 

  4. Je me lancerai peut-être sur un ou deux sujets de lightning-talk, cela dit — je n’ai encore jamais pratiqué cet exercice, ça doit être sympa également (mais une conférence me semble plus sage pour débuter). 

  5. Il me faudra peut-être discuter un peu plus que si je suis conférencier pour réussir à m’y faire envoyer tous frais payés, mais j’ai bon espoir ^^. 

Les 24h qui suivent la publication d'un article, d'après les logs d'accès nginx

5 janvier 2017 nginx, logs

Il y a quelques mois, j’ai lu l’article what happens to a new URL the first 10 minutes on the internet? de Mattias Geniar. Depuis, je me demandais occasionnellement ce qu’il en était pour les articles que je poste sur ce blog.


Finalement, j’ai fini par me pencher sur les logs des 24 heures qui ont suivi la publication du transcript de ma conférence « Notre environnement de développement n’est plus un bizutage ! » au Forum PHP 2016 Paris, début novembre 2016, pour voir ce que j’arrivais à en tirer d’intéressant.

Je souhaite voir toutes les requêtes, y compris celles effectuées par les bots (qui n’interprêtent pas forcément le code Javascript ou ne chargent pas toujours les images et ne sont donc pas visibles dans des outils comme Google Analytics) et je n’ai pas de système de cache devant mon serveur Web. Le log d’accès de mon nginx contient donc les informations dont j’ai besoin.

Cet article a été mis en ligne à 7h45. Il est immédiatement remonté dans le flux RSS de mon blog, mais je n’ai annoncé sa sortie via un Tweet qu’à 8h57. Pour cet article, je n’ai moi-même posté sur aucun autre réseau social (facebook / reddit / linkedin / autres).


La première heure après publication de l’article, je vois quelques visites de bots et les premières personnes arrivant via le flux RSS :

  • 07:45:04 : je viens tout juste de mettre l’article en ligne. Je suis le premier à le charger, pour vérifier qu’il rend bien.
  • 07:45:46 : moins d’une minute après publication, requête dont le User-Agent est Ruby, sans plus d’information. Un bot, ou un aggrégateur de flux RSS qui télécharge l’article ?
  • 07:46:13 : au tour du bot de Facebook (User-Agent facebookexternalhit/1.1). D’autres suivent, comme Slackbot-LinkExpanding 1.0 à 07:50:19, via le flux RSS.
  • 07:52:02 : 7 minutes après mise en ligne, première requête d’un vrai utilisateur (je ne sais pas d’où il est arrivé).
  • 07:57:59 : je suis en train de préparer un tweet (qui sera posté plus tard par Buffer) et je vérifie donc que le lien renseigné dans Buffer est correct.
  • 08:03:49 : un autre vrai utilisateur : le premier pour lequel je peux déterminer qu’il est arrivé via le flux RSS.
  • 08:04:55 : premier passage de Twitterbot/1.0 rapidement suivi d’autres bots comme MetaURI API/2.0, Applebot/0.1 ou Twingly Recon — je n’ai pas encore tweeté de lien vers l’article, à ce moment là
  • 08:16:03 : premier passage de Googlebot/2.1 — une demi-heure après mise en ligne, c’est presque tard.
  • 08:31:18 : première requête avec journalduhacker.net comme Referer. C’est l’un d’entre vous, peut-être un de ceux arrivés via le flux RSS, qui a posté le lien là-bas, merci !
  • 08:34:24 : on dirait que l’article vient d’être ajouté à Pocket pour la première fois. Je vois une requête avec le User-Agent PocketParser/2.0

À 8h57 (une heure et douze minutes après publication, donc), le tweet programmé un peu plus tôt via Buffer est envoyé !

  • 08:57:44 : première requête arrivée suite à un clic sur le lien présent dans ce tweet (Referer https://t.co/HuefERR5HR). Dans la minute qui a suivi l’envoi du tweet !
  • 09:03:13 : nouveau passage de Twitterbot/1.0, probablement pour voir ce qu’il y a derrière ce lien. Peut-être pour générer la vignette affichée sur la vue web de Twitter ?

La suite de la journée alterne des requêtes de vrais visiteurs et de bots. Je note quelques points intéressants :

  • 11:25:37 : quelqu’un a du poster un autre lien sur twitter récemment, parce que plusieurs visiteurs sont arrivés avec https://t.co/uwIqlfASLk comme referer, sur une plage de quelques minutes.
  • 14:17:02 : requête de Twitterbot/1.0 sur ?utm_content=buffer75bdd&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer suivie d’une série de requêtes avec ces mêmes paramètres ; et ça n’a pas l’air d’être moi qui ai twitté à ce moment là.
  • 16:05:09 : j’ai twitté une seconde fois. Je vois rapidement passer une nouvelle série de robots, ainsi que quelques visiteurs.


En nombre de requêtes, heure par heure, sur les 24h suivant la publication, j’obtiens ceci :

Sur ce graphe, on voit clairement les consultations instantanées après la publication de l’article et sa remontée en flux RSS et sur Twitter. Les choses se tassent très vite ensuite et restent globalement constantes sur la journée.


En listant les Referer les plus classiques, voici les nombres de requêtes dont le Referer contient :

  • HuefERR5HR (mon 1er tweet) : 83 requêtes
  • journalduhacker.net : 32 requêtes
  • uwIqlfASLk (un autre tweet, pas de moi) : 13 requêtes

Au vu des User-agents, j’ai l’impression que :

  • 524 requêtes ont été effectuées par de vrais utilisateurs
  • 100 requêtes ont été lancées par des outils : robots d’indexation, aggrégateurs de flux RSS, …

En parcourant rapidement et manuellement le Referer parfois envoyé lors des visites de vrais utilisateurs, je vois 29 accès depuis un lecteur de flux RSS — que ce soit depuis des solutions cloud comme Feedly ou via des approches auto-hébergées comme Tiny-Tiny-RSS que j’utilise moi-même.

Je vois également :

  • 518 requêtes en HTTP/1
  • 119 requêtes en HTTP/2

Et je note un dernier point intéressant dans le log nginx : j’observe trois tailles en octets, pour la page retournée par le serveur :

  • 13248 octets : 136 requêtes — la page compressée en brotli
  • 15766 octets : 250 requêtes — la page compressée en gzip
  • 58076 octets : 128 requêtes — la page non compressée

Sans trop réfléchir, je suppose que de nombreux bots ne supportent pas la compression (le serveur retourne la page compressée au mieux, selon les algorithmes que le client indique supporter via l’en-tête Accept-Encoding). Je constate qu’environ un tier des pages servies compressées sont en brotli, c’est encourageant !


Et vous, regardez-vous les logs d’accès lorsque vous publiez sur votre blog ? Qu’en tirez-vous d’intéressant ?